Habituellement, ce sont les sites shootés au « buzz » qui se disputent les infos plus ou moins insolites et autres scoops dont on vous promet qu’ils vont vous étonner… Pour cette rentrée, nous vous donnons nous aussi les infos pour briller en société.

1- Des budgets participatifs pour adhérer à l’impôt

Les budgets participatifs retissent la confiance dans les institutions et… dans l’impôt. La Banque mondiale met ainsi en œuvre ces programmes pour développer le civisme fiscal. C’est cette même idée qui a inspiré le budget participatif de Guadalajara, au Mexique.

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2- Voter au moment de payer ses impôts

Et pour les habitants de Guadalajara, c’est tout naturellement qu’ils votent le budget participatif… au moment de payer leurs impôts. Ainsi, ils décident quels projets leur argent doit financer. Imaginez vous cocher vos priorités en réglant votre taxe d’habitation !

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3- … et voter à la banque !

Plus étonnant, imaginez vous régler vos impôts locaux à la banque. Ca se passe encore à Guadalajara où les habitants votent au moment de payer leurs impôts et pas seulement à la trésorerie ou par Internet. Une banque transformée en bureau de vote, ça existe !

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A Guadalajara, les habitants votent le budget participatif au moment de payer leurs impôts… Ici, c’est à la Trésorerie, mais ils peuvent aussi voter à la banque !

4- Un budget participatif pour la paix

Le budget participatif peut soutenir de grandes ambitions. C’est le cas en Colombie où les premières initiatives sont nées dans les zones de conflit armé. L’objectif était non seulement d’y renforcer la démocratie, mais aussi d’y construire la paix.

5- A Medellin, on a de l’éducation

En Colombie, Medellin est encore associée à son passé et à la violence des narcos. La capitale régionale a pourtant aujourd’hui une nouvelle ambition : devenir la ville la plus éduquée du pays. Ses habitants ont décidé d’utiliser le budget participatif pour financer les études des plus démunis.

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6- A Chicago, d’Al Capone au budget participatif

Le premier budget participatif des USA est né en 2009 dans un quartier pauvre de Chicago. Joe Moore, le politique qui en est à l’origine, expliquait vouloir mettre fin aux « décisions prises derrière des portes closes« . Yes magazine remarquait alors que cette première avait lieu « dans une ville à l’histoire marquée par la corruption et le manque de transparence ! » La ville d’Al-Capone…

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Joe Moore, Alderman du 49th Ward de Chicago est à l’origine du « participatory budgeting ».

Joe Moore le maire d’un quartier pauvre de Chicago. Il est à l’origine du premier budget participatif des USA. Chicago, connue pour Al-Capone, est aujourd’hui encore la ville la plus violente des Etats-Unis.

7- Quand les minorités (re-)votent

A New-York, « le budget participatif ouvre le droit de vote aux vulnérables et aux exclus » titrait le New-York Times en avril 2015. En moyenne, les minorités votent jusqu’à deux fois plus au budget participatif qu’aux élections classiques. Le maire de New-York aimerait étendre le programme qui concerne une trentaine de quartiers à la soixantaine que compte « Big apple ».

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8- Le budget participatif, c’est pas fait pour les chiens. Oh wait…

Le budget participatif est le miroir des quartiers. Quand dans les quartiers pauvres de Brooklyn, il finance des équipements informatiques pour les écoles, dans le quartier chic d’Astoria, l’argent va à un dog-run, un grand espace clos où les chiens peuvent gambader et se défouler librement. Pour 500 000 $ quand même…

9 – Le budget participatif fait apparaître la vierge !

Au Chili, les budgets participatifs financent généralement le goudron d’une route, l’éclairage public ou une aire de jeux pour les enfants. A Buin, au sud de Santiago, au budget participatif, la municipalité a été surprise du choix des habitants qui ont voté la réalisation d’une grotte de la vierge…

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10- Un prix international pour taire les critiques locales

Des critiques, le budget participatif de Porto-Alegre, le premier au monde, en a essuyé. En 1996, cette innovation démocratique a été récompensée du prix ONU-Habitat. A l’origine, le maire allait surtout chercher cette reconnaissance pour faire taire les critiques locales. En fait, il a contribué à son succès dans le monde entier.

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En 1996, Porto-Alegre acquiert une reconnaissance internationale avec le prix ONU-Habitat et fait taire les critiques à domicile !

A suivre…


Illustration en couverture : « Virgen de Fatima » en référence à la Grotte de la vierge de Buin, financée par le budget participatif. ©Eduardo Segura (CC)