Au début de l’été, Bordeaux lançait un speed-dating inédit : d’un côté, les techniciens de la Ville et de la Métropole ; de l’autre, les lauréats de la première édition du budget participatif. Un speed-dating pour un budget participatif mené tambour battant. 

Le calendrier est là. Le 24 septembre, le successeur d’Alain Juppé, Nicolas Florian, inaugurait le premier projet du premier budget participatif de la ville : le premier projet d’une quarantaine prévus sur les deux ans à venir. Après une édition menée en seulement 6 mois, la ville se lance à présent dans un marathon.


Le marathon

La cellule participation citoyenne en donne le détail. Un tiers des projets sera réalisé dans les 6 mois, car leur niveau de technicité et les marchés publics de la ville le permettent. Un autre tiers le sera d’ici au printemps 2020. Enfin, les derniers qui s’inscrivent dans des projets urbains à venir arriveront dans les 2 ans.

Pour concevoir et mener les projets dans les temps, la ville a formé des équipes inédites. Dans les directions, des chefs de projet se sont portés volontaires et, le 11 juillet, ils rencontraient les porteurs des projets-lauréats du budget participatif avec lesquels ils vont travailler.


Le speed-dating

Après une première partie consacrée au sujet complexe des marchés publics, les présentations des duos ont donné lieu à un moment d’échanges très détendu et presque festif, raconte-t-on à la Mairie de Bordeaux.

Une heureuse surprise ? Pour l’équipe en charge du programme, le budget participatif a suscité un enthousiasme chez les porteurs de projet qu’elles n’avaient pas réellement anticipé.


Le sprint

Pourtant, c’est bien l’équipe qui l’a orchestré. Depuis le dépôt des projets jusqu’à la formation des équipes-projets, elles ont su donner du rythme au programme, dès la réception des premiers projets dans la phase de dépôt.

Jusqu’à la publication des projets soumis au vote, la chargée de mission a informé les porteurs, étape après étape, pour les inclure dans le processus : validation des critères du budget participatif, étude par les directions, passage en commission de suivi… De quoi tenir en haleine les participants.

La vidéo présentant le budget participatif de la Ville de Bordeaux

La mobilisation-éclair

Dans la deuxième étape, la cellule a soutenu la mobilisation. Durant cette phase, tous les moyens ont été mis en œuvre pour assurer la campagne : agora à la mairie, mise à disposition d’outils de communication, d’une page Facebook dédiée ou encore d’un tuto pour la réalisation des clips de campagne…

Une dernière idée retient l’attention : les porteurs de projet étaient encouragés à suivre le bureau de vote mobile d’un quartier de la ville à un autre. Autant d’actions pour une mobilisation-éclair. Et inspirée…


En 6 mois seulement

Une idée déjà vue à Grenoble avec sa « caravane des projets » ? Possible ! Le jour de la présentation du budget participatif par le maire aux élus et aux cadres de la Ville et de la Métropole, c’est Pascal Clouaire, l’élu (vert) de Grenoble qui était venu présenter l’expérience de sa ville.

L’enthousiasme n’est jamais retombé. Au départ, pourtant, les professionnels s’étaient montrés plutôt dubitatifs. Le calendrier paraissait difficile à tenir : à peine 6 mois entre le lancement et le vote.


Et à présent, s’inscrire dans le temps


C’est peut-être ce temps court qui a, au contraire, contribué à maintenir un haut niveau de mobilisation. Désormais, c’est aux nouveaux binômes d’assurer la dernière phase du programme : la réalisation des projets. Pour donner la preuve que ce budget participatif bordelais est bien là pour s’inscrire dans le temps.