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Ailleurs dans le monde, d’autres objectifs

Les Biennales des Villes en transition, organisées par la Ville de Grenoble ont donné l’opportunité de s’intéresser à d’autres objectifs du Budget participatif : l’inclusion face aux discriminations à Chicago, l’action face aux dérèglements climatiques à Bordeaux ou la proximité face à la recentralisation au Danemark.


Ce qu’il est possible de faire grâce au Budget participatif

Avec le Budget participatif, les citoyens proposent et votent des idées pour améliorer leur ville, faire qu’on y vive mieux ensemble. Puis les élus prennent acte de ces choix et la Ville les met en œuvre. De cette forme de démocratie directe, on entend du bien : cela renforce le pouvoir d’agir, c’est un nouvel espace d’expression pour des projets concrets, et du moins bien : un pouvoir d’agir réduit par des contraintes de temps, des critères techniques et des montants limités. Mais, au-delà de ce schéma technique, de ces critiques, le Budget participatif peut-il aboutir à d’autres résultats ?

  • Sur la question des publics éloignés qui ne se sentent pas concernés par le politique et qui pourtant doivent prendre la parole pour participer à la vie publique et faire entendre leurs voix,
  • Sur la question de l’environnement qui doit passer par la participation des citoyens, pour des réponses locales,
  • Sur la question du vivre-ensemble qui doit aussi passer par des réflexions communes alors que la distanciation sanitaire se double depuis longtemps d’une prise de distance des pouvoirs.

A toutes ces questions, le Budget participatif apporte des réponses. Ce ne sont pas LES réponses. A lui seul, ce dispositif ne peut résoudre la question du manque de représentativité des institutions, l’urgence climatique ou l’éloignement des pouvoirs et la relégation de certains territoires. Nous sommes d’accord.

Un pouvoir d’agir qui s’adapte aux enjeux, aux territoires

En revanche, il donne la capacité d’agir ici et maintenant sur les causes et les conséquences des problèmes de notre temps. Yves Cabannes, le spécialiste mondial des budgets participatifs avaient été l’un des premiers à comprendre en étudiant l’expérience de Porto-Alegre que ce dispositif est transférable et s’adapte à des contextes variés et qu’il est aussi capable de s’hybrider pour répondre aux enjeux locaux.

Les exemples le montrent : Chicago a fait du budget participatif un outil d’inclusion des minorités ; Bordeaux a été récompensé pour le volontarisme de son dispositif dans la lutte contre le réchauffement climatique par l’OIDP ; les expériences danoises remettent du collectif et la décision au milieu de villages éloignés .

La transition est l’affaire de tous. Elle commence par une idée et s’épanouit dans la démocratie.