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Le Budget participatif : faire de la politique autrement

Dénoncer les populistes ne fait qu’accentuer la polarisation des débats. Faut-il s’engager dans une bataille culturelle où chacun campe sur ses positions ou ne faut-il pas plutôt ouvrir les portes de la démocratie ?
Il est temps d’associer les citoyens à la décision, plutôt que de les en tenir éloignés. C’est ça le budget participatif. Et voici cinq raisons de se lancer.

Pour la participation citoyenne


5% de participation des citoyens à Rennes la première année, de 1 à 7% à Grenoble en un an, de 2 à 11% à Paris en un mandat. Ces chiffres vous paraissent faibles ?

En réalité, le nombre des budgets participatifs double chaque année en France. Il s’agit dès lors d’une nouveauté pour les élus, les agents et… les citoyens. La participation va par conséquent progresser. Dans le Gers, elle a dépassé le quart de la population dès la deuxième édition du BPG.

La participation des citoyens ne se décrète pas mais elle se construit avec méthode et dans la confiance.

♦ Lire aussi “Le budget participatif du Gers en tournée départementale.”

Pour agir sur le lien social


Ce n’est pas parce qu’il s’appuie sur une plateforme numérique que le Budget participatif n’agit pas sur le lien social. D’abord parce qu’il vise des projets d’intérêt général, parce que ces projets se construisent dans des ateliers ou dans le rapport de chacun à l’espace public.

Il y a aussi les forums des projets, les campagnes des porteurs ou le vote pour faire des citoyens des acteurs de la vie locale. Et bien, après leur inauguration, les projets sont aussi là pour que les habitants se retrouvent et se réapproprient leur ville.

Le budget participatif agit sur le lien social en rassemblant, de la création des projets à leur usage dans l’espace public.

♦ Lire aussi “Quel budget participatif pour le mandat 2020-26 ?”

Pour moderniser l’action publique


Les sondages suggèrent une opinion. Les consultations prononcent une adhésion ou un rejet. Le budget participatif présente les idées des citoyens à pour leur ville, leur village, leur département.

Ces idées expriment leurs aspirations, dans des villes de 2 000 à 2 millions d’habitants. Les collectivités doivent s’appuyer sur ces informations pour améliorer leurs politiques publiques, mais aussi travailler à la participation des “invisibles”.

Le Budget participatif présente une mine d’informations pour la ville de demain. Il est temps d’approfondir l’analyse. 

Pour transformer la démocratie


Armel le Coz classe le programme dans la famille des “Transformateurs”, pour transformer le système pas à pas. C’est cette volonté qui est à l’origine de Porto-Alegre, au Brésil. Sans oublier que pour faire advenir son programme, le Parti des Travailleurs n’avait pas vraiment le choix

Le budget participatif, c’est faire de la politique autrement en associant les habitants à la décision et en les rendant acteurs de la vie locale. Bien sûr, cette ambition varie selon le montant accordé par habitant. Mais dès le départ, le budget participatif vise à redonner du pouvoir aux citoyens.

♦ Lire aussi “Pourquoi fait-on des budgets participatifs dans le monde ?”

Pour une vision positive


Les citoyens ne veulent plus être convoqués aux urnes tous les 5 ou 6 ans, ils veulent être associés à la décision. Avec le budget participatif, Les citoyens sont invités à imaginer des idées pour améliorer leur quotidien et même réfléchir à des solutions face aux problèmes locaux. Il ne s’agit plus de déplorer la situation mais de construire, c’est une démarche positive.

♦ Lire aussi notre article sur les raisons qui ont conduit à la création du premier budget participatif américain

Bilan : associer les citoyens


La campagne pro-Brexit nous avait fait entrer dans une “ère post-vérité” (lire l’analyse). Pourquoi s’embarrasser de faits quand il suffit de tordre la réalité pour faire parler de soi ? 

Quand tous les coups sont permis, quelle autorité peut être suffisamment respectée pour faire entendre raison ? Il faut se prémunir d’une situation qui finira tôt ou tard par justifier les violences et menacer nos démocraties. 

Dès aujourd’hui, il faut ouvrir nos institutions et donner à chacun la possibilité d’être associé à la décision. Le budget participatif n’est pas l’unique réponse, mais il est déjà une solution concrète, à portée de main.